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Moratoire sur la construction à Hawkesbury?

Le Carillon, mercredi 26 mars 2008

Moratoire sur la construction à Hawkesbury?
par Richard.Mahoney@eap.on.ca

En raison du mauvais fonctionnement de son usine de traitement des eaux usées, la ville de Hawkesbury pourrait devoir imposer un gel sur l'octroi de tout nouveau permis de construction dans les limites de la municipalité.

« Réellement, vous ne devriez approuver aucun nouveau développement », a suggéré M. Rick Eamon, vice-président et ingénieur au groupe Thompson Rosemount lors de la dernière assemblée publique du conseil municipal. Plus tôt durant la même réunion, le conseil avait donné suite à une recommandation de l'urbaniste Manon Belle-Isle et du directeur de l'environnement, Richard Guertin, de refuser l'ajout de huit unités dans un projet résidentiel. M. Claude Demers, président de l'entreprise Place de la Station, a averti qu'il allait combattre cette décision de refuser son projet d'expansion.

Selon l'ancien membre du conseil municipal, il est injuste de la part de la municipalité de rejeter son projet, alors qu'il vient tout juste de donner son accord à des projets d'autres promoteurs.

Dans son rapport au conseil municipal, Mme Belle-Isle rappelle que le conseil a déjà donné le feu vert à M. Charles Clément pour la construction d'autres unités résidentielles sur l'avenue Spence et le bouleverd Cartier et ce, en dépit des problèmes éprouvés par l'usine de traitement. « Conséquemment, il est impossible d'autoriser même une hausse minimale, parce que l'usine fonctionne déjà à pleine capacité », a-t-elle souligné.

M. Demers a exprimé le désir de revenir devant le conseil pour défendre davantage son projet. Le conseiller Gilles Tessier est d'accord avec lui. « Si nous donnons la permission à l'un, il faut la donner aux autres. Ce n'est pas une situation facile. Si nous stoppons la construction, il nous faudra dire « non » à tout le monde », dit-il.

M. Eamon a rappelé au conseil que le ministère ontarien de l'Environnement avait déjà averti le conseil qu'il ne fallait pas mettre davantage de pression sur l'usine actuelle. Du même souffle, le ministère poursuivait la municipalité parce que son usine ne pouvait remplir les normes provinciales depuis 2005. Par ailleurs, entre 1998 et 2005, les mesures n'ont pas pu être prises correctement. Les débits ont probablement été sous estimés dans une proportion de près du tiers, dit-on, parce qu'une unité de mesure était dans l'impossibilité de fonctionner correctement. Par ailleurs, l'usine produit environ 14 000 mètres cubes de boues contaminées annuellement. L'Ontario Clean Water Agency, qui gère les installations, n'en vaporise que 6 000 mètres cubes sur des terres arables, alors que le reste se retrouve dans la rivière des Outaouais.

La mairesse, Mme Jeanne Charlebois, a rappelé qu'une solution devait être trouvée pour l'usine de traitement et ce, pour assurer le développement à moyen et long terme de la municipalité. « Si nous ne faisons rien, nous n'aurons pas de revenus supplémentaires de taxes, pas de nouveau développement et davantage de poursuites », a-t-elle indiqué.

Une assemblée publique est prévue d'ici peu afin d'expliquer à la population les différentes options suggérées pour pallier à la situation. Deux options suggèrent l'agrandissement des installations actuelles, au coût de 26,4 ou 42,2 millions $, l'écart entre les deux estimations dépendant de la méthode utilisée, qui inclurait ou non la nitrification de l'ammoniac, soit la conversion de l'ammoniac en nitrate non toxique.

La troisième option, qui prévoit la construction d'une nouvelle usine sur le site actuel, coûterait 39,6 millions $.

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