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Les égouts : Hawkesbury un cas exceptionnel?

Le Carillon, mercredi 16 avril 2008

Les égouts : Hawkesbury un cas exceptionnel?
par richard.mahoney@eap.on.ca


Thomas Arnold était parmi les gens qui ont posé des questions lors d’une assemblée extraordinaire au sujet de l’usine de traitement des eaux usées à Hawkesbury.

Le conseil municipal de Hawkesbury espère que la province acceptera que l'usine de traitement des eaux usées soit un cas «exceptionnel».

La solution aux problèmes à l'usine pourrait coûter entre 26 millions et 42 millions de dollars. En vertu des ententes avec les gouvernements provincial et fédéral, les municipalités sont obligées de payer un tiers des dépenses approuvées. Dans le cas de Hawkesbury, les contribuables feront face à une facture de 9 millions à 14 millions $. Par ailleurs, dans quelques rares cas, les municipalités se qualifient pour des subventions qui couvrent 90 pour cent des coûts, a expliqué Rick Eamon, vice-président du Groupe Thompson-Rosemount, la firme d'ingénieurs embauchée par la ville pour trouver des solutions à ses problèmes de traitement des égouts.

«J'attends que les gouvernements paient 90 pour cent,» a déclaré le conseiller municipal Gilles Tessier. Le gouvernement avait construit l'usine en 1971 et en a transféré la responsabilité à la ville, en 1994.

«Je pense qu'on était...- je ne dirai pas le mot,» a remarqué le conseiller Tessier. «Et maintenant nous sommes dans la...» Le conseiller Gilles Roch Greffe est d'accord pour que le conseil tienne mordicus à sa position que les contribuables ne devraient pas payer pour les décisions du gouvernement de l'Ontario. «Ce cadeau a été dompé sur la ville», a commenté M. Greffe.

Une vingtaine de personnes ont assisté à la réunion extraordinaire du conseil qui a clôturé une session d'information publique qui avait lieu jeudi à l'hôtel de ville. Le conseil n'a pas encore choisi l'option qu'il va favoriser.

Il y a trois options, dont deux qui préconisent l'agrandissement des installations, au coût de 26,4 millions ou 42,2 millions $. La solution plus chère serait nécessaire si le gouvernement exigeait que le traitement inclue la nitrification de l'ammoniac, soit la conversion de l'ammoniac en nitrate non toxique. L'autre option, la construction d'une nouvelle usine sur le site actuel sur la rue Principale, coûterait 39,6 millions $.

Le 30 mai est la date limite pour la réalisation du processus d'évaluation environnementale. À la fin de l'exercice, le conseil présentera une demande pour les fonds en vertu du programme qui finance l'amélioration des infrastructures municipales.

La mairesse Jeanne Charlebois a réitéré que le choix sera une décision importante pour la ville. «Ça serait une des plus importantes dépenses que le conseil va faire durant notre mandat, a affirmé Mme Charlebois. Il faut avancer. Le temps n'est pas sur notre côté.»

Depuis 2005, l'usine ne se conforme pas au certificat d'approbation garantissant la qualité des effluents. À cause de cette situation de non-conformité, la ville est poursuivie par le ministère de l'Environnement de l'Ontario. La municipalité fait face à une amende d'un minimum de 25 000 $ et d'un maximum de 6 millions $. Par ailleurs, les procédures judiciaires sont ajournées jusqu'au mois de mai et les négociations se poursuivent afin d'en arriver à un règlement hors-cour.

Un gel sur l'approbation de tout nouveau permis de construction est fort possible parce que la capacité de la réserve hydraulique disponible pourrait être nulle. Une somme de 6,8 millions $ a été investie dans l'usine en 2006, mais ce projet n'a pas réglé tous les problèmes.

L'option de ne rien faire n'est pas plausible. «Nonobstant les problèmes constants que pose le respect des limites de rejet d'affluents, les défis permanents que présente la pression hydraulique et en raison fait qu'il n'y a aucune capacité supplémentaire pour assurer le service dans le cadre d'une croissance démographique éventuelle, la ville doit dépenser approximativement 3 000 000 $ en réparations et en frais de remplacement d'équipements à l'usine d'épuration de Hawkesbury», selon GTR.

Le nombre de sites de stockage des biosolides est insuffisant.

«Plus fort»

M. Eamon a remarqué que, lorsque l'usine a été construite en 1971, «C'était le dernier cri.» Mais, les normes sont plus sévères aujourd'hui, il a ajouté.

Également, les concentrations de polluants sont plus hautes. «Déjà l'usine a traité l'eau usée faiblement. Maintenant la concentration est rendu plus forte,» a dit M. Eamon, en spéculant sur la responsabilité des industries dans ces changements dans les concentrations.

M. Eamon était d'accord avec Kenneth Ménard, un ancien ingénieur municipal, qui a souligné que les égouts combinés, ceux qui contiennent des eaux usées sanitaires et pluviales, augmentent les débits. Mais le coût d'installation des égouts séparés est très cher et ne règlera pas des problèmes majeurs, a insisté M. Eamon.

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