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Hawkesbury, une ville ouverte? So What!

Le Carillon, jeudi 10 juilet 2008

Hawkesbury, une ville ouverte? So What!
par robert.savard@eap.on.ca

HAWKESBURY - Le commissaire industriel de Hawkesbury, Louis Veilleux, vient de déposer son premier rapport au conseil municipal. L'événement a eu lieu le 23 juin dernier, une date à encercler en rouge sur le calendrier, car cela constitue un précédent.

Bien qu'il soit à propos de se réjouir de ce revirement provoqué par la mairesse, Mme Jeanne Charlebois, le fait qu'un commissaire industriel ait pu évoluer librement depuis tant d'années sans avoir à rendre de comptes à personne a un petit côté préoccupant.

Comment un organisme subventionné par les fonds publics peut-il agir à sa guise sans tenir informé qui que ce soit du fruit de ses démarches? On entend déjà la réponse, du genre « mais le développement économique est un secteur très concurrentiel, qui exige qu'on agisse en coulisses et qu'on n'ébruite rien, car on peut se faire voler nos projets! » Bien sûr! Le meilleur moyen de faire connaître le dynamisme d'un secteur est d'en parler le moins possible. Tout le monde sait cela.

Pendant ce temps, la municipalité paie étude par-dessus étude, afin de savoir, par exemple, ce qu'on fera des terrains de la CIP. Le littoral, qui constitue, de notre avis, un secteur charnière pour l'industrie touristique de la région, voit son développement dormir sur les tablettes depuis des décennies.

« On a de la difficulté à vendre nos projets », répond-on dans les corridors de l'hôtel de ville. Une étude, malgré tous ses avantages, ne pourra à elle seule mettre en branle un projet. Il faut d'abord établir une vision, la coucher sur papier, la publier et examiner ses pistes de réalisation.

Le meilleur exemple réside dans le dossier des compteurs d'eau. Lorsque l'idée a été bien arrêtée, il n'aura pas fallu longtemps pour que tout se mette en place. Il est toutefois bien vrai que, dans ce cas particulier, l'initiative va générer de nouveaux revenus de taxes. Les mots « revenus » et « taxes » ont un effet bienfaisant sur les cerveaux des élus. Mais, peu importe. L'intention y était et le besoin était là.

Imaginez un instant qu'on ait le même consensus pour le développement des terrains de la CIP ou d'Amoco. Personne n'aurait besoin de rendre des terrains excédentaires et de les offrir dans le cadre d'une vente de garage, puis de s'asseoir devant le « stand » en attendant que l'acquéreur potentiel montre un quelconque signe. Et, de plus, qui a dit qu'il faillait absolument vendre les terrains?

Pour ce qui concerne les étangs de la CIP, la municipalité aurait un magnifique projet, pour peu que quelqu'un se retrousse les manches et décide de foncer.

Le rapport du commissaire industriel est bien, mais en même temps bien peu. La municipalité aurait du exiger depuis des années que cet organisme rende des comptes. Quand on tient des assemblées annuelles supposément publiques à huis-clos, on n'a pas à se demander pourquoi il y a un tel désintéressement de la population pour le monde municipal.

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